Elections pièges à cons ?

En 2020, place aux municipales mais les élections pièges à cons ? Telle est la question que beaucoup d’entre nous se posent.

Elections pièges à cons ? - Le blog du hérisson

Les signes ne trompent pas ; le rituel immuable. Les voilà comme des soldats, droits dans leurs bottes, décidés et combatifs, à arpenter les rues de nos villes. Armés de tracts et de sourires de circonstance, ils viennent, de bonheur, aux étales de nos marchés vendre leurs « projets ».

Ils serrent chaleureusement les mains de leurs électeurs potentiels ou déjà acquis, débitant des slogans savamment préparés par des communicants aguerris, en arborant toujours le même sourire aux lèvres sensé les humaniser. Les appels aux votent se multiplient et les enquêtes sondagières battent le plein. Après les marchés, les petites salles de conférences ou les salles de meetings pour les candidats importants, vient le manège des plateaux de télévision. Avec la complicité des journalistes, les mêmes questions sont souvent posées et chaque candidat, comme une ritournelle, dégaine les réponses qu’il estime porteuse électoralement parlant.

Tout ce rituel se répète à chaque élection qu’elle soit locale ou nationale. Mais qu’en est-il réellement du citoyen-électeur ? Doit-il voter ou s’abstenir ? Sait-il pour qui et pourquoi voter ? A-t-on seulement posé dans l’agora les problèmes dont il se trouve empêtré ? Est-il conscient des enjeux véritables de chaque élection ? Difficile de voir clair. Quand une poignée de gens éclairés vote, disons par conviction (pour ne pas dire par intérêt), un grand nombre de citoyens s’écarte du jeu électoral ; reste la troisième tranche de la population, ballottée par la force de l’information médiatique qui en fin de compte votera par instinct.

Elle en est où la démocratie dans tout ça ? Le peuple est-il réellement souverain ? Quand on voit le rouleau compresseur idéologique qui s’abat sur nos concitoyens, quand on voit l’indigence intellectuelle dont souffrent nos contemporains, quand on voit la disparition de l’esprit critique, on peut légitimement dire que « l’homme unidimensionnel » est loin d’acquérir sa liberté, que la démocratie n’est qu’une illusion et la politique une farce dont le spectateur-dindon n’est que l’électeur.

Massinissa NAIT SIDENAS

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