Guernica ou le syndrome de la destruction du monde

Guernica est une des oeuvres les plus célèbres du peintre espagnol Pablo Picasso et un des tableaux les plus connus au monde. Découvrez Guernica ou le syndrome de la destruction du monde.

Guernica ou le syndrome de la destruction du monde - Le blog du hérisson
Guernica de Pablo Picasso ©Musée National Centre d’Art Reina Sofia

Tout le monde connaît le célèbre tableau de Pablo Picasso qui a fait connaître la ville espagnole bombardée et détruite par les forces nazies le 26 avril 1937. Ce cri de colère tout droit sorti des profondeurs de l’âme de l’artiste et de ses tripes bouillonnantes est peint en noir et blanc. En effet, quelle couleur donner à ce que l’humanité peut produire de pire sinon la couleur noire du désespoir, celle de la régression et du chaos ?

On y voit des corps mutilés, des visages accablés de peur et de douleur, ou plutôt des morceaux de corps, d’homme, d’animaux, et d’objets également. C’est que personne ni rien n’a été épargné. L’âme du monde a été tout entière souillée.

Cette toile saisit un événement historique dans toute sa complexité, dans son ampleur, dans toute son horreur. Elle représente l’état d’esprit et l’état de fait du monde quand une idéologie mortifère s’est trouvée nourrie par des cerveaux et des cœurs haineux.

Cette toile est là pour nous rappeler que les périodes noires de l’existence ne sont pas terminées, que les monstres sont tapis dans l’ombre et attendent leur retour triomphal. Elle vient titiller nos consciences pour leur souffler le devoir de vigilance et celui de la lutte permanente contre le fascisme.

Nous vivons une période des plus troubles. On nous parle de la montée du populisme, de l’explosion des inégalités, du recul des droits humains. Autant dire que le fascisme est de retour. A-t-il le même visage que celui des années trente ? Peut-être pas. Devrions-nous attendre une autre Guernica pour le combattre ? Je ne le crois pas.

Réveillons-nous donc, luttons tous ensemble contre le populisme, contre la haine de l’Autre, contre la barbarie. Voilà une bonne leçon apprise de Guernica. Voilà en quoi les chefs-d’œuvre se reconnaissent et comment les génies s’expriment.

Massinissa NAIT SIDENAS

Guernica ou le syndrome de la destruction du monde

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