La preuve de l’existence des mini-trous noirs ?

La preuve de l’existence des mini-trous noirs viendrait-elle d’être découverte ? Le 1er novembre dernier, la revue américaine Science a publié une étude qui confirmerait leur présence dans l’Univers. C’est l’équipe de Todd Thompson, professeur d’astronomie à l’université de l’Ohio, qui est responsable de cette avancée majeure en astrophysique, plus de 100 ans après la théorie de la relativité générale d’Einstein.

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©Pixabay / Gerd Altmann

De l’existence hypothétique à la réalité

L’existence des trous noirs a été théorisée dès le début du XXe siècle et les recherches effectuées depuis ont permis d’en définir plusieurs types. Certains, comme les stellaires ou les supermassifs ont été détectés et même photographiés. Mais les modèles scientifiques prévoyaient également l’hypothèse de l’existence d’objets célestes plus petits, parmi lesquels les mini-trous noirs, situés entre une étoile à neutrons et un trou noir stellaire. Pour la première fois, un tel astre viendrait d’être perçu dans la constellation du Cocher, à quelque 12 000 années-lumière de la Terre. C’est une méthode novatrice mêlant mesures des vitesses radiales et photométriques à partir des données de l’APOGEE (Apache Point Observatory Galactic Evolution Experiment) qui a conduit à cette découverte.

La découverte d’un système binaire sans interaction

La plupart des trous noirs se trouvent dans des systèmes binaires en interaction : ils sont couplés à une étoile compagnon dont ils absorbent la matière. Le rayonnement dégagé permet alors de les détecter. Mais l’équipe d’astrophysiciens a identifié, parmi 100 000 étoiles de la Voie lactée, un ensemble singulier baptisé J05215658. Il semble composé d’une étoile géante orbitant autour d’un objet de 3,3 masses solaires. Seule une variation de lumière de l’étoile est observée, sans autre forme d’interaction entre les deux astres. La masse d’une étoile à neutrons ne pouvant dépasser 2,5 fois celle du Soleil, l’hypothèse que l’objet céleste en soit une est écartée. Il s’agit donc très vraisemblablement du tout premier mini-trou noir détecté.

Ce qu’il faut retenir :

• L’existence des mini-trous noirs n’avait jamais été prouvée jusqu’ici ;
• La masse de l’astre découvert écarte la possibilité d’une étoile à neutrons ;
• Le mini-trou noir n’émet pas de rayons X, mais les variations de luminosité de son étoile compagnon trahissent sa présence.

 

Stéphanie Soulier

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