Les fake news : mieux les analyser pour mieux les combattre

Tout le monde a déjà entendu parler des fake news mais savez-vous vraiment ce que c’est ? Que faire contre les fake news, il faut mieux les analyser pour mieux les combattre. Explications…

Les fake news : mieux les analyser pour mieux les combattre- Le blog du hérisson

Définition :

La fake news désigne une fausse information, qui bénéficie le plus souvent d’une large propension à se diffuser sur la toile et bien entendu sur les réseaux sociaux.
Si la lutte contre ces fake news s’est accentuée depuis deux ans sur toute la planète, il apparaît que ce phénomène de manipulation de l’information n’en est qu’à ses prémices.

Fake news : la lutte est engagée !

Pour mieux s’en préserver encore faut-il en dégager les deux éléments  suivants :

  • la fake news serait la répercussion d’une information tronquée.
  • la fake news serait une attaque frontale qui utiliserait des moyens parfois considérables, avec clairement une volonté de nuire.

Pour mieux s’en prémunir, encore faut-il correctement les cerner. C’est ce que nous vous proposons de faire !

Les statistiques pour la France en 3 paramètres

1er paramètre : l’exposition

  • 23 % des français disent avoir été confrontés au phénomène ET avoir été ainsi induits en erreur.
  • 50 % disent également avoir été confrontés au phénomène MAIS ne pas avoir été induits en erreur.
  • 27 % disent ne pas avoir été confrontés au phénomène.

2ème paramètre : la propagation

À la question : vous est-il déjà arrivé de partager sans le savoir une rumeur ou une information qui s’est avérée fausse in fine sur un enjeu de société ?

  • 6 % ont répondu : oui plusieurs fois.
  • 23 % ont répondu : oui, au moins une fois.
  • 59 % ont répondu : non, jamais.
  • 8 % n’ont pas souhaité répondre.

3ème paramètre : le regard porté sur la loi pour lutter contre les fake news

A la question : que pensez-vous d’une loi contre les fake news ?

  • 74 % des français pensent que c’est une bonne initiative, car il faut responsabiliser les informations sur les réseaux sociaux et d’une manière générale sur internet.
  • 25 % des français pensent que c’est une mauvaise initiative, car elle porte atteinte à la liberté d’expression.
  • 1% des français n’ont pas d’opinion.

Source : Statista

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Les fake news : 4 types bien distincts !

  • Les fake news “propagande” : celles qui ont pour vocation de faire la promotion d’idéologies politiques, religieuses ou autres. Ces promoteurs n’hésitent pas à modifier le côté factuel des informations avec une visée simple : celle de manipuler en favorisant ainsi la cause qu’ils défendent.
  • Les fake news qui suggèrent “la théorie du complot” en remettant en cause en permanence les qualités des sources officielles de l’information, ce qui a pour conséquence fondamentale de créer de la confusion dans notre esprit critique.
  • Les fake news “satiriques” qui sont produites volontairement. Apanage de sites spécialisés comme “Le Gorafi”  par exemple, ne sont pas à l’origine d’une volonté de désinformation, même si le lecteur peu vigilant qui ne connaît pas le site, peut se faire abuser.
  • Les fake news “génératrices de clic”, qui en générant un nombre très important de clics sur une information produite sur la toile, vont tirer parti du marché publicitaire et donc générer du business. 

Ces sites spécialisés, sont fortement imprégnés des méthodes, des us et coutumes du journalisme traditionnel même s’ils ne sont pas des médias de presse. Ce sont les grands spécialistes des titres accrocheurs, parfois côtoyant l’outrance, le mauvais goût, dans des vidéos chocs qui bousculent.

Alors, comment s’en défendre !
En route pour un traquage sans concession !

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1. le rôle des fake news sur la jeunesse !

Pourquoi sont-ils accros ?

  • Tout simplement parce que ces supports d’informations sont décalés, souvent amusants et par voie de conséquence les divertissent.
  • Parce que les jeunes sont directement acteurs.
  • que leur méfiance leur laisse à penser, que toutes les productions d’infos, y compris professionnelles ne sont pas toutes fiables.

Il y a peut-être là une nécessité d’explication de ce qu’est l’information, comment elles se construit, comment elle doit s’analyser en affûtant  leur sens critique. Sans aucun doute, cela nécessitera de plus en plus des démarches d’ordre pédagogique.

2. le tri des informations !

Il semble essentiel de développer l’esprit critique et de discernement des jeunes vis à vis de la masse exponentielle des informations reçues.

Comment ?

En développant leurs compétences personnelles (capacité à s’exprimer, à raisonner, à développer leur culture générale, en approfondissant leurs savoirs). Ceci pourrait s’ancrer par exemple dans les parcours scolaires.

3. La façon de se poser les bonnes questions !

Par exemple : en identifiant les auteurs de l’information : un média, une personnalité, un site spécifique ou un inconnu de la toile.

Plus le recoupement des sources est convergent, plus l’information risque d’être crédible.
Vérifier également l’expertise des auteurs à travers leurs comptes sociaux.
Vérifier les URL ; celles finissant par “co” sont souvent liées à des sites de fake news.

La barre de recherche a aussi son importance. On doit pouvoir y trouver facilement l’origine de la source, des arborescences, voire des architectures pour les spécialistes du SEO ou des mentions légales (RGPD) par exemple.

À regarder également, les dates de production des articles, c’est important.

4. L’utilisation des ‘DECODEX” !

Celui du journal “Le Monde” par exemple, est en mesure, à partir d’une adresse URL de vérifier la crédibilité d’une info.

5. L’utilisation de la recherche inversée d’images de Google ou Tineye permet de savoir si une image a été modifié 

6. Autres outils à l’usage des jeunes !

  • le Guide pratique d’éducation aux médias, sous l’égide du CLEMI, donne des conseils, des astuces pour faire face au phénomène.
  • Info Hunter, propulsé par Spicee et Tralalère avec l’Association e-enfance, définit un parcours pédagogique pour décrypter les vraies  des fausses informations.

Cette liste d’outils n’est pas exhaustive mais nous y reviendrons plus tard dans un autre article.

Conclure provisoirement !

Repérer les infox est une compétence individuelle. Elle s’acquiert et surtout s’entretient à n’importe quel âge.

Une fake news n’est pas neutre, y compris en droit (pénal notamment). En effet, elle contribue à une propager une défiance orientée vis à vis des médias traditionnels et des institutions politiques.

Partager, n’est donc pas sans risque !

Claude Huc

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