Concilier voyage et écologie est il possible ?

Toute activité humaine a un impact sur l’environnement ; voyager en fait partie. Selon les chercheurs de l’université de Sydney, le tourisme est même à l’origine de 8 % des émissions de gaz à effet de serre. Il a des répercussions sur la faune, la flore, certains sites historiques et culturels… Pour autant, voyager permet, entre autres, de s’ouvrir au monde et de prendre conscience de sa beauté et de sa fragilité. Le tourisme est également une source de revenus incontestable pour les lieux visités. Alors concilier voyage et écologie est-il possible ? Découvrez quelques pratiques simples à mettre en place pour voyager de façon écoresponsable et limiter votre empreinte carbone.

Concilier voyage et écologie est il possible ? Le blog du hérisson
Lac Moraine – Canada ©epnickson / Pixabay

Opter pour un moyen de transport terrestre

L’association internationale du transport aérien (IATA) estimait en 2016 le doublement du nombre de passagers d’ici 2035, qui passerait alors de 3,8 à 7,2 milliards par an. Or, l’avion est le mode de transport le plus polluant et représente déjà aujourd’hui 2 à 3 % des émissions de CO2 d’origine humaine. Pourtant, d’autres moyens de transport permettent de réduire cette empreinte. A titre de comparaison, voyager en train permet de réduire de 35 fois les émissions de CO2 par kilomètre et par personne par rapport à l’avion. Le réseau ferré est très développé en Europe ; pour des voyages intracontinentaux, il peut donc être une bonne alternative. De même, les compagnies de bus se sont développées et desservent de nombreuses villes dans toute l’Europe. Pour les plus sportifs, un autre choix s’offre à vous : le voyage à vélo, idéal pour celui qui désire profiter de la nature. Certains parcours se vantent d’être accessibles à tous, comme l’EuroVelo, qui traverse toute l’Europe. Cependant, pour rejoindre un autre continent, vous n’aurez que deux options : l’avion et le bateau. Or, à moins d’opter pour le voilier, la voie maritime n’est pas des plus écologiques. Mieux vaut éviter les cargos et les croisières si vous avez à cœur de protéger l’environnement.

Le slow travel pour concilier voyage et écologie

Choisir de voyager lentement permet de réduire son empreinte carbone. Appelé le slow travel, cette approche vise, comme son nom l’indique, à ralentir, à prendre le temps de vivre. Elle implique, par exemple, de rester davantage sur place, sans prendre la voiture tous les jours. Choisissez une à deux activités par jour, à faire en profondeur, flânez, discutez, déjeunez tranquillement. Ainsi, vous privilégierez la qualité à la quantité. Cette manière de voyager sera à la fois plus écologique et plus économique. De même, pour vous déplacer, préférez les transports en commun comme le bus, le tramway, le métro… Encore mieux, louez un vélo et privilégiez la marche pour découvrir les alentours.

Choisir des destinations peu touristiques

Selon l’organisation mondiale du tourisme (OMT), 95 % des voyageurs se rendent dans seulement 5 % des pays de la planète. Ce tourisme de masse a des répercussions néfastes au niveau local, la plupart des territoires n’étant pas préparés à accueillir autant de personnes en même temps. Plages surpeuplées, réserves naturelles menacées… les conséquences sont parfois dramatiques pour l’écosystème local. Il est pourtant possible de privilégier des destinations peu touristiques et pourtant tout aussi charmantes ou dépaysantes. Vous pouvez aussi voyager en basse saison, si vous en avez l’occasion. Les habitants n’en seront que plus disponibles et accueillants, et vous profiterez encore plus des paysages de rêve qui s’offriront à vous !

Consommer de façon écoresponsable

Afin d’avoir un impact minime sur l’environnement et positif sur la population locale, n’hésitez pas à consommer local, achetez de l’artisanat et des produits régionaux. En ce qui concerne l’hébergement, privilégiez les hôtels écoresponsables et les nuits chez l’habitant. Si vous pratiquez déjà le zéro-déchet chez vous, vous pouvez tout à fait conserver vos habitudes à l’étranger.

Voyager aura des répercussions sur l’environnement, même si elles seront minimisées par quelques pratiques simples. Au-delà des initiatives individuelles, il devient toutefois urgent que les professionnels du tourisme se penchent sur la question de l’écotourisme pour proposer à leurs clients des voyages plus respectueux et plus écologiques.

Camille Gauthier

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