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La crainte d’un certificat sanitaire mondial

En juin 2023, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a lancé un réseau mondial de certification sanitaire numérique. Ce projet, bien que prometteur, suscite de nombreuses interrogations et polémiques. La crainte d’un certificat sanitaire mondial est réelle, mais est-elle justifiée ?

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L’implantation du passeport médical international de l’OMS

La crise Covid a ouvert les portes à de nombreuses initiatives digitales. C’est dans ce cadre qu’est né le certificat numérique international de l’OMS. L’organisation s’est inspirée de la carte Covid européenne.

Le projet Global Digital Health Certification Network (GDHCN) est né. Il vise à renforcer la résilience sanitaire mondiale en centralisant des informations médicales clés. Des données de santé qui sont accessibles au niveau national comme à l’international.

Les objectifs du certificat sanitaire comprennent :

  • la prévention des pandémies en accédant à un résumé médical normalisé ;
  • la continuité des soins en favorisant la circulation des données sanitaires ;
  • la sécurité sanitaire en garantissant la cybersécurité et la confidentialité.

► Une prévention renforcée

Grâce à des informations médicales accessibles en temps réel, les interventions sanitaires sont plus rapides et efficaces. Dans un avenir proche, une meilleure préparation des États permettra d’atténuer les impacts des futures pandémies. L’implantation du passeport médical international de l’OMS est donc une nécessité.

► Une mobilité sécurisée

Le certificat sanitaire favorise une liberté de déplacement tout en limitant les risques pour la santé. Cela est particulièrement important dans des contextes de promiscuité, comme les grands événements religieux.

L’OMS précise :

Le passeport médical international contribue à faciliter la mobilité et à protéger les citoyens du monde entier contre les menaces actuelles et futures pour la santé, y compris les pandémies.

Le certificat Covid numérique a été un outil incontournable dans la gestion de la crise sanitaire de 2020. Il pourrait être considéré à juste titre comme un scénario pour sortir d’une pandémie.

👉 Malgré tous ces avantages, la polémique, les critiques et les complots ne sont jamais très loin, une affaire à suivre…

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Les polémiques autour de la carte numérique de santé

Le projet de l’OMS est critiqué par certains. Pourquoi pas ! Tant que les critiques sont constructives. À l’inverse, quand les complotistes s’en mêlent, seul survit le doute, le chaos et la crainte. Avec leurs discours manipulateurs, ils tentent d’affaiblir la crédibilité des mesures gouvernementales. Grâce aux réseaux sociaux, les polémiques se répandent vite, souvent plus rapidement que les informations factuelles.

À l’image d’un engagement sectaire, les adeptes de la désinformation sont convaincus d’un complot mondial, d’une atteinte aux libertés fondamentales. Pour cela, ils affirment des arguments fallacieux et manipulent les faits. La carte numérique de santé de l’OMS est dans leur ligne de mire.

👉 Voici les principaux points qui alimentent les polémiques.

► Contrôler la population mondiale par la surveillance

Les complotistes affirment que la carte numérique de santé pourrait servir à surveiller et à  dominer l’individu. Ces théories reposent souvent sur des interprétations erronées de l’utilisation des données. Selon eux, c’est grâce à la puissance des nouvelles technologies que l’objectif de domination de nos élites sera atteint.

La France a lancé “Mon espace santé” en janvier 2022. Un service de santé dématérialisé où le patient stocke ses données personnelles comme son historique de vaccination. Cet outil fournit des informations précieuses pour être mieux soigné.

► Critiquer la gestion de la pandémie

La gestion de la pandémie a été vivement critiquée par la sphère complotiste. Port du masque inutile, vaccin inefficace et dangereux, confinement barbare… ces propos ont fusé sur la toile pendant des années.

Pourtant, la lutte contre les futures pandémies, passera par une meilleure préparation. Les pays doivent donc travailler ensemble. D’où l’intérêt de la création d’une nouvelle carte numérique de santé par l’OMS.

► Big Pharma a encore frappé !

La théorie de Big Pharma affirme que les grandes entreprises priorisent leurs profits au détriment de notre santé. Pourtant, la législation pharmaceutique joue le rôle de garde-fou, limitant les abus. Des milliers de vies sont sauvées chaque année grâce à l’innovation et la recherche médicale des industries pharmaceutiques.

Contrairement aux idées polémiques :

  • Le projet GDHCN est open source, garantissant transparence et sécurité.
  • L’OMS n’a pas accès aux informations personnelles des individus.
  • Les données médicales restent sous la souveraineté des États.

Sceptique ? Vous pouvez jeter un œil sur le guide des procédures du GDHCN.

Le partenariat entre l’OMS et l’Arabie Saoudite illustre parfaitement l’utilité du certificat sanitaire mondiale.

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Focus sur le carte de santé des pèlerins de la Mecque

Chaque année, plus de 3 millions de pèlerins participent au pèlerinage à la Mecque, le Hajj. Une obligation que les musulmans devront accomplir au moins une fois dans leur vie.

Cet évènement religieux implique un haut niveau de promiscuité. Le risque sanitaire est donc très élevé. Ce pèlerinage a été marqué par plus de 900 morts en 2024.

En 2024, 250 000 cartes sanitaires numériques ont été distribuées dans le cadre d’un projet pilote. Ce dispositif a permis une meilleure gestion des données et une protection accrue des pèlerins.

► Pathologies courantes lors du pèlerinage

Les pathologies les plus courantes incluent :

  • les infections respiratoires (grippe, pneumonie, tuberculose) ;
  • les maladies ORL (angines, sinusites) ;
  • les infections à méningocoques.

Selon un article du NCBI (National Center for Biotechnology Information) les infections associées au Hajj sont la première cause d’hospitalisation chez les pèlerins à leur retour dans leur pays d’origine.

► Exigences et recommandations sanitaires pour le Hajj

Le ministère de la santé de l’Arabie saoudite émet chaque année une liste des exigences sanitaires spécifiques au Hajj. Cette liste contient des recommandations vaccinales, des instructions et des conseils de santé. Toutes ces exigences permettent aux pèlerins de vivre une expérience religieuse en toute sécurité.

💪 La vaccination est un geste simple et d’une très grande efficacité. Se faire vacciner est indispensable pour protéger sa communauté.

► Contenu de la carte de santé du Hajj

La carte de santé des pèlerins du Hajj construite en collaboration avec l’OMS est un outil innovant. Ce document numérique inclut des informations de santé dont :

  • Un résumé patient international (IPS) normalisé selon les normes ISO ;
  • Un statut vaccinal, comme le certificat international de vaccination ;
  • Des certifications pour les professionnels de santé ;
  • Les besoins en médicament ;
  • L’historique allergique.

L’IPS (International Patient Summary) est défini comme un « minimum, non exhaustif d’éléments de données requit pour le résumé du patient international ». Lors d’une épidémie, ce document permettra une prise en charge rapide et ciblée des patients.

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Dans un monde marqué par des crises sanitaires, climatiques et humanitaires, le certificat sanitaire mondial représente une avancée majeure. En favorisant la prévention, la sécurité et l’équité, ce projet de l’OMS s’inscrit dans une démarche respectueuse des libertés individuelles. La crainte d’un certificat sanitaire mondial n’est donc absolument pas justifiée.

Cyrille Magnac

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