L’été où Mylena a disparu, roman
L’été où Mylena a disparu, roman de Laure Barachin relate le voyage de cinq ami(e)s en 2022, sur les traces du passé, pour retrouver deux jeunes filles : Mylena et Maryna. L’enquête de Stéphanie, une magistrate montalbanaise, de Marianne, professeure d’Histoire, d’Olena, sa collègue ukrainienne, de Katia, une scénariste franco-russe, et de Matthias, capitaine à l’OCRTEH, les mènera de l’Occitanie à la Bretagne. Elle révélera des secrets liés à la guerre civile espagnole. Qu’est-il arrivé à Mylena, l’amie d’enfance de Stéphanie, disparue à 18 ans en 1998, et à Maryna, la fille d’Olena, qui avait 22 ans en 2022 ?

Stéphanie et Mylena, deux amies d’enfance
Septembre 1998, Stéphanie et Mylena ont passé cinq ans dans un foyer pour enfants placés à Pamiers, en Ariège. Elles ont dix-huit ans. Mylena disparaît après être allée à une soirée censée lui rapporter beaucoup d’argent pour financer leurs études de Droit et de Lettres. Stéphanie comprend que son amie d’enfance se prostitue. Qui l’a initiée à ce style de vie ? Est-ce son mystérieux compagnon plus âgé ?
Février 2022, Stéphanie vient d’être mutée au tribunal judiciaire de Montauban où elle est juge d’instruction après une reconversion professionnelle. Marianne, une amie professeure d’Histoire, lui présente Olena, une enseignante ukrainienne qu’elle héberge et qui recherche sa fille Maryna, une étudiante.
Olena et Maryna : une mère à la recherche de sa fille
Olena était professeur d’Histoire à Kiev, en Ukraine. Elle s’est réfugiée à Montauban. Ses ancêtres ont survécu au Holodomor, la grande famine organisée par Staline pour éliminer les koulaks, les petits paysans ukrainiens. Elle recherche sa fille Maryna qui avait quitté Paris et s’était installée à Toulouse puis Montauban où elle a été aperçue pour la dernière fois. Stéphanie promet de l’aider. La ressemblance des prénoms Mylena-Maryna fait resurgir des souvenirs vieux de vingt-quatre ans.
Stéphanie se réveilla en sursaut. Les voix de Tina Turner et de Mylena se mêlaient dans sa tête. Cela faisait des années qu’elle n’avait pas entendu ce son qu’elle pensait avoir oublié et qui resurgissait des profondeurs insondables de sa mémoire. Elle avait rêvé et ce rêve semblait si réel qu’il en était perturbant, bouleversant. Tout revenait : l’extravagance, peut-être la folie de son amie, son audace, sa témérité, qui lui avait probablement été fatale, car elle ne faisait que des mauvaises rencontres, son attirance, sa fascination pour les interdits, les personnalités troubles, sulfureuses, mais, surtout, son talent de chanteuse, son charisme sur la scène. Que serait-elle devenue ? Était-elle vraiment morte ? Une disparition laisse toujours une porte entrouverte à l’espoir. Et si elle avait refait sa vie quelque part, loin des anciennes addictions néfastes ?…
L’enquête de Stéphanie, une magistrate déterminée, et de Matthias, capitaine à l’OCRTEH
Stéphanie se voit contrainte de collaborer avec Matthias, son ancien compagnon devenu capitaine à l’Office central pour la répression de la traite des êtres humains (OCRTEH). Il a quitté l’armée où il était commando de Marine et où Stéphanie faisait partie du personnel administratif et juridique. L’impossibilité d’avoir un enfant et des points de vue divergents quant à l’engagement militaire les a séparés. Pourtant, ils s’aiment toujours depuis leur rencontre en 1998. Matthias a grandi, lui aussi, dans un foyer pour enfants placés. Une ménopause précoce empêche Stéphanie d’être mère au moment où son épanouissement personnel et professionnel lui rendrait cette maternité désirable.
Leur enquête les mènera à des secrets liés aux traumatismes de la guerre. La découverte du squelette d’une jeune fille dans une maison où le grand-père de Stéphanie a vécu va révéler des secrets liés aux conséquences de la guerre civile espagnole en Occitanie, avec le camp de Judes à Septfonds.
Stéphanie, Olena, Marianne, Katia et Matthias voyagent de l’Occitanie à la Bretagne en passant par l’Espagne, sur les traces de Benjamin Aznar. Le mystérieux amant de Maryna ne serait-il pas cet homme, un magistrat qui était aussi l’amant de Mylena une vingtaine d’années auparavant ?
La chambre de Stéphanie avait un balcon face à la mer et la tempête lui faisait penser aux phares qui éclairent les marins perdus, les aident à retrouver la direction qu’ils doivent prendre, leur sauvent la vie. Oui, Mylena aurait pu vivre ici. Le phare de Ploumanac’h n’était pas loin. Comme celui de Port-la-Nouvelle qu’elles avaient contemplé vingt-quatre ans auparavant, il était une lumière dans l’obscurité.

Les Amoureux de la littérature : l’association de Stéphanie, Marianne, Olena et Katia
Katia travaille avec Olena comme hôtesse de caisse au supermarché car la société de production qui l’embauchait a fait faillite. Katia apprend à ses amies : Stéphanie, Marianne et Olena, qu’elle connaissait Maryna. Elles étaient scénaristes pour la même société de production. Elle ignore ce qu’elle est devenue depuis que Maryna a rejoint son amant pendant le confinement, il avait une résidence secondaire à Montauban.
Stéphanie est une juge d’instruction passionnée par la littérature, notamment l’œuvre d’Albert Camus. Elle fonde, avec ses amies Marianne, Olena et Katia, une association à l’Ancien Collège de Montauban : Les Amoureux de la littérature.
Ce groupe de lecture, de réflexion, de dialogue et de débats leur permettra de mieux communiquer entre elles mais aussi avec leurs enfants, leurs conjoint(e)s. De La Chute d’Albert Camus pour parler du sentiment de culpabilité à Qui j’ose aimer d’Hervé Bazin pour le thème du consentement, du harcèlement sexuel, en passant par Le Puits de solitude de Radclyffe Hall pour le lesbianisme et Mikhaïl Boulgakov pour la guerre, la dictature, les livres seront leur soutien dans l’existence.
En attendant de nous réunir à nouveau, nous communiquerons à distance, grâce à notre groupe Les Amoureux de la littérature. Il est capital de parvenir à trouver les mots comme nous venons de le faire parce que, quand on ne les a plus, ne demeure que la violence. Peut-être est-ce pour cela que nous lisons, cela nous permet d’avoir l’esprit plus clair. Et si nous trouvions des solutions aux problèmes contemporains dans Vie et Destin ou Guerre et Paix, les guerres napoléoniennes ont été sanglantes aussi ?
Laure Barachin et ses romans
Laure Barachin est capésienne de Lettres modernes. Auteure de plusieurs romans qui mêlent vie contemporaine et Histoire récente (ségrégation raciale aux États-Unis, enfants abandonnés pendant la Seconde Guerre mondiale…), elle est une conteuse d’histoires à lire en famille. Elle essaie de développer le goût de la lecture qui permet de vivre plusieurs vies, de découvrir plusieurs pays et cultures. Elle vit en Occitanie près de Toulouse et Montauban. Son dernier roman évoque l’Histoire de cette ville liée à la guerre civile espagnole.
L’été où Mylena a disparu, roman est l’enquête de cinq ami(e)s pour retrouver deux jeunes filles. Leur voyage sur les traces du passé les mènera de la France à l’Espagne et de l’Occitanie à la Bretagne.
Laure Barachin
L’été où Mylena a disparu, roman

