Les échecs : un jeu qui vous veut du bien !

Avez-vous vu Le Jeu de la Dame ? Si oui, il est possible que – comme beaucoup de spectateurs de ce succès Netflix – vous ayez développé une soudaine curiosité vis-à-vis de sa discipline phare… Soupçonnez-vous, cependant, les multiples vertus de cette dernière ? Les échecs : un jeu qui vous veut du bien ! Découvrez pourquoi.

Les échecs : un jeu qui vous veut du bien ! - Le blog du hérisson
©Elmer Geissler

Bénéficiaire numéro 1 : la concentration

Souvenez-vous lorsque vous résolviez des problèmes à l’école… Se plonger dans une partie d’échecs revient peu ou prou à la même chose !
Pourquoi ? Car nous nous plaçons dans les mêmes conditions et respectons sensiblement les mêmes étapes : analyse, réflexion, puis déroulement de notre raisonnement.
À certains égards, la concentration requise lors d’une partie d’échecs est même plus intense. Et pour cause : l’énoncé du problème en question se modifie à chaque nouveau coup de notre adversaire.
Un problème de mathématiques en constante mutation… Voilà qui requiert effectivement une sacrée dose de concentration !

Bénéficiaire numéro 2 : la logique

Si vous avez des difficultés en cours de maths, les échecs pourraient vous filer un coup de main inattendu.
Ainsi que nous l’évoquions à l’instant, l’analogie entre ce jeu et les mathématiques est connue depuis longtemps. Du fait de son cheminement, notamment. Mais aussi de l’idée préconçue qui leur colle à la peau : les échecs, comme les mathématiques, ne seraient pas accessibles à tous.
C’est faux. Les échecs particulièrement, car il s’agit avant tout d’un jeu de logique. La partie toute entière repose sur une évaluation mentale (d’où l’importance de la concentration) d’une succession d’hypothèses. Une forme d’aller-retour permanent : essai-erreur, essai-erreur, etc. Avant de découvrir la solution adéquate.
Aussi, les échecs sont une façon très ludique d’habituer les élèves à cette quête de logique, qui leur sera très utile en classe… Et les aidera à gagner en rapidité lors des évaluations.

Bénéficiaire numéro 3 : la mémoire

La mémoire des êtres humains se divise en deux sections.
Les informations reçues par l’intermédiaire des cinq sens arrivent ainsi dans un premier “sas”, que l’on nomme la mémoire à court terme. En moyenne, ces informations y demeurent une dizaine de secondes, avant d’être ensuite intégrées par la mémoire à long terme.
Lorsque nous sommes sollicités, notre mémoire à court terme arbitre entre les informations qu’elle perçoit dans l’immédiat et celles que lui renvoie la mémoire à long terme.
D’une certaine façon, la mémoire à court terme correspond à la partie consciente de notre cerveau. Problème : cette dernière est limitée. À l’inverse de la mémoire à long terme, dont la capacité de stockage est presque infinie.

Vous vous en doutez, cependant : il est possible d’améliorer cette mémoire à court terme. Comment ? En la faisant fonctionner. Car si le nombre de choses que l’on peut intégrer dans cette mémoire est limité, la taille ne l’est pas, elle. Concrètement, cela signifie que si on travaille sa mémoire de sorte à établir des connexions entre les éléments, ces derniers se regrouperont. Il deviendra alors possible d’accueillir encore davantage d’informations.

La lecture en est un très bon exemple : on analyse une succession de lettres, tout en sollicitant ce que nous avons appris par le passé quant à la manière de les assembler. Plus on lit, plus ces associations se font rapidement et plus la vitesse de lecture s’accroît.

Il en va de même pour les échecs, qui consistent à adapter une stratégie à des changements perpétuels. Et ce, tout en jonglant avec les mouvements spécifiques de ses seize pièces. Plus vous jouez, plus vous mémorisez de combinaisons gagnantes, plus votre vitesse d’analyse se décuple.

Bénéficiaire numéro 4 : la créativité

Il existe des personnes plus créatives que d’autres. C’est vrai. Pour autant, sachez qu’il est tout à fait possible de développer votre créativité, si vous estimez que ce n’est pas votre fort.
Nous évoquions à l’instant les combinaisons des échecs. Tentez donc l’expérience : prenez un exemple sur Internet, positionnez les pièces sur l’échiquier et essayez de trouver vous-mêmes le coup suivant.
Vous devrez, pour cela, expérimenter mentalement les diverses possibilités… Un exercice de choix dans le développement de la visualisation !
Patience, car tout ceci vous paraîtra sûrement très compliqué au début. C’est normal : être créatif aux échecs requiert de connaître toutes les règles… Pour ensuite être en mesure de les mettre à sa sauce !

Jouez-vous à ce jeu et quels bénéfices en tirez-vous ?

Ines Gendre

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