La pollution numérique : où en sommes-nous ?
Avec l’essor des technologies modernes, le mode de vie d’une population mondiale en pleine croissance ne cesse d’évoluer. Face à des moyens de communication qui ont explosé et des nuisances environnementales exponentielles qui en ont découlé, faisons le point. La pollution numérique : où en sommes-nous ?

La construction sans limites du matériel connecté dégrade fortement l’environnement
L’étape de la fabrication de matériel numérique s’avère de loin celle qui lui est la plus préjudiciable. Selon l’Ademe (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie), elle représente 78 % de l’impact total du numérique sur les émissions des gaz à effet de serre. Celui-ci, conçu pour ne pas durer, participe à l’accroissement de la dégradation de notre milieu naturel. À ces nuisances visibles viennent s’en ajoutent d’autres, davantage cachées, mais tout aussi préjudiciables pour lui.
► La face émergée d’une dégradation environnementale née de la création des produits numériques
Les consommations énergétiques, tant pour l’extraction des matériaux indispensables à leur conception que pour l’assemblage puis la distribution des outils en ligne occasionnent de fortes nuisances écologiques. Le cas du portable, en particulier, alourdit l’empreinte carbone de ses utilisateurs. Cependant, d’autres appareils connectés très usités y contribuent largement. À titre d’illustration, pas moins de 19 milliards d’entre eux circulaient en 2019.
La fabrication du smartphone pèse très fortement sur l’environnement
À l’heure actuelle, près de 9 milliards de téléphones mobiles sont en service. L’impact négatif de sa fabrication s’explique par les multiples composants nécessaires à son élaboration. Leur extraction engendrerait un véritable désastre écologique, car elle nécessite :
- l’excavation de plus de 200 kilos de matières pour obtenir quelques grammes des minerais indispensables à sa conception ;
- la collecte de 70 matériaux, dont certains rares (or, argent, tantale…) ;
- la création de composantes électroniques et le passage par des pays utilisant beaucoup d’énergies fossiles polluantes telles que le gaz de schiste ou le charbon.
Sa simple conception contribue ainsi à réduire les ressources naturelles indispensables à la survie de l’être humain. De même, elle entraîne des rejets toxiques dans le sol, l’eau et l’air. Enfin, elle participe à la propagation de gaz à effet de serre, c’est-à-dire de matières accélérant le réchauffement de la planète.
Le smartphone, même s’il se révèle l’objet dont l’élaboration a l’impact le plus négatif sur les équilibres environnementaux, n’est pas le seul à produire de tels effets…
L’ordinateur portable et d’autres outils connectés nocifs pour l’atmosphère
S’il ne pèse que 2 kg, la fabrication de l’ordinateur portable nécessite à elle seule 800 kg de matières premières, en dehors de toute consommation d’énergie. Environ 70 % de son empreinte carbone provient de cette étape (data.gouv.fr), avec le recours aux métaux rares comme le lithium et le cobalt. De plus, elle génère également d’importantes émissions de gaz à effet de serre.
L’empreinte carbone peut être définie comme la quantité de gaz à effet de serre induite par la consommation d’une personne, quelle que soit la provenance des biens ou des services qu’elle consomme (gouvernement).
Construire des appareils tels que les écouteurs, les montres, les box internet, les trottinettes en ligne ou les assistants virtuels provoque des effets similaires sur la nature. En outre, face aux avancées technologiques constantes et à l’instar des smartphones, ces objets doivent être renouvelés régulièrement.
L’altération de la santé planétaire ne se limite pas à la fabrication d’objets connectés. D’autres biens, pas directement utilisés par le consommateur, mais incontournables, ont également un impact négatif sur elle. Il s’agit des câbles sous-marins et des data centers.
► La pollution cachée indispensable au fonctionnement du tout numérique
Sans le déploiement de câbles sous-marins et la construction de bâtiments destinés à stocker des données numériques, l’extension du monde virtuel n’existerait pas.
La prolifération des câbles sous-marins, une agression cachée de l’environnement
Une étude de Guillaume Piton (L’Enfer numérique, Éditions LLL) a mis en évidence en 2021 l’installation exponentielle de câbles sous la mer. Ils permettent de relier numériquement les différents continents, à une vitesse de 200 000 kilomètres par seconde. Une estimation d’environ un millier à l’horizon 2030 est fournie par l’auteur. Elle apparaît d’autant plus réaliste que les grosses entreprises font installer leurs propres câbles, en plus de ceux dont les pouvoirs publics tapissent les fonds marins.
Dans une étude récente (Les Câbles sous-marins, CNRS Éditions, 2023), Camille Morel relève quant à lui que leur multiplication sous l’eau a un impact notable sur la biodiversité et la nature. Elle s’explique notamment par le fait que l’extraction des matériaux destinés à leur fabrication s’avère très polluante. Leur remplacement fréquent, pour répondre là encore aux avancées technologiques constantes, détruit en outre la flore marine venue s’installer au plus près d’eux.
Pour que ces câbles puissent permettre la circulation de données informatiques, encore faut-il que ces dernières soient stockées quelque part, en vue de leur réutilisation : le rôle joué par les data centers, de gigantesques bâtiments construits de préférence dans des zones peu habitées, se révèle décisif.
La construction exponentielle des data centers, bâtiments indispensables à la diffusion de l’information en ligne
Les data centers sont des bâtiments servant à stocker les données que nous envoyons (une image, un message, un appel téléphonique) avant de les rediriger vers la personne ou l’entreprise à qui elles sont destinées. Ils sont devenus indispensables, compte tenu de la quantité gigantesque de données émises chaque jour dans le monde (cinq exaoctets en 2021, soit 5 milliards de milliards d’octets d’après Guillaume Piton, dans l’ouvrage précité). De la même façon que pour les câbles marins, les grosses entreprises n’hésitent pas à en fabriquer pour leur usage interne.
L’auteur relève la multiplication constante de ces bâtiments qu’il qualifie d’« usines de l’ère numérique ». À l’automne 2021, il en évaluait plus de 3 millions dans le monde, dont plus de 500 de la taille d’un terrain de football. Fabriqués avec des matériaux rares et non recyclables, ils contribuent à la dégradation du milieu naturel.
Au-delà de la construction très polluante des appareils cités, leur usage incessant apparaît tributaire de matières premières qui ne sont pas illimitées et d’énergies indispensables à la survie de l’homme.

L’utilisation ininterrompue des outils connectés a un lourd impact sur la nature
Selon Greenpeace, l’usage accru des nouvelles technologies se répercute sur les émissions de gaz à effet de serre, des contaminations chimiques plus nombreuses, l’érosion de la biodiversité et la production de déchets électroniques. Elle entraîne également une dépense très importante d’énergie.
Pour que le matériel en ligne puisse fonctionner, deux ressources apparaissent indispensables : l’électricité et l’eau. Face à un nombre d’utilisateurs croissant et à des connexions de plus en plus denses, les effets de leur surconsommation inquiètent. De plus, le tout numérique entraîne l’explosion de l’empreinte carbone des consommateurs.
► L’électricité, une énergie indispensable au fonctionnement des équipements connectés
La dépendance à l’électricité est devenue cruciale pour le bon fonctionnement de ces outils. 10 % de sa consommation annuelle par foyer proviendrait déjà des services rendus par ce matériel (écologie.gouv.fr). Pour chaque français, cela représente annuellement l’équivalent de celle d’un radiateur électrique de 1 000 watts pendant 30 jours sans interruption. Il s’agit du même impact sur l’atmosphère qu’un trajet en voiture de 2 259 kilomètres. 40 % des dépenses d’électricité issues des outils en ligne proviennent des réseaux et d’internet.
L’association Négawatt, qui regroupe des professionnels de l’énergie et des citoyens, estime de son côté que l’utilisation d’électricité, du fait du numérique, devrait augmenter de 10 % dans les quinze prochaines années, notamment avec le développement de la 5G et de l’IA (intelligence artificielle). D’après Bruno Lafitte, expert en technologie de l’information à l’Ademe, ces dépendances énergétiques seraient d’ailleurs à l’origine d’accords signés aux USA pour bénéficier d’électricité d’origine nucléaire. Le site notre-environnement.gouv.fr complète quant à lui ces chiffres : les équipements des utilisateurs (ordinateurs, tablettes, smartphones, box internet) représentent les trois quarts de la dépense d’énergie de ce secteur.
Le besoin en électricité de ces derniers, quand ils ont 10 000 m2 de surface, représente l’équivalent, par unité, de celui d’une ville de 50 000 habitants. À l’horizon 2050, elle devrait avoisiner 6 % de sa part totale en France (Connaissancedesénergies.org, média pédagogique indépendant qui traite des enjeux énergétiques et de leurs enjeux).
À cette forte dépense d’électricité vient s’ajouter une forte dépendance à l’eau pour que les appareils connectés puissent diffuser le flux des données traitées.
► Une très forte consommation d’eau nécessaire au rafraîchissement ininterrompu des data centers
Nous l’avons vu, ces bâtiments ont pour mission de stocker, traiter et échanger de grandes quantités de données, à travers un réseau composé essentiellement de serveurs. Ils sont sollicités 24 heures sur 24 pour faire fonctionner des applications, services en ligne (sites web), logiciels ou terminaux mobiles. Leur utilisation est dopée par l’augmentation constante des données en circulation (+ 40 % par an, selon Digital Realty, entreprise américaine de gestion de data centers). Cela induit un besoin accru de stockage, lequel impacte durablement l’environnement. En effet, la particularité de ces bâtiments est de nécessiter des systèmes de refroidissement puissants (et donc de beaucoup d’eau) pour réguler la chaleur qu’ils produisent. Leur température ne doit en effet pas dépasser 25 °C. Selon Bruno Lafitte, déjà cité, ces systèmes représentent 40 % de l’énergie consommée par un data center.
Notons que le rafraîchissement de ces serveurs en nécessite presque autant que leur fonctionnement. À titre d’exemple, le Monde informatique révèle que les centres de données de Microsoft ont nécessité à eux seuls plus de 6,4 milliards de litres d’eau en 2022, soit l’équivalent de 2 500 piscines olympiques.
Face à cette situation, l’ONU rappelait en août 2021 que l’eau est une ressource naturelle en voie de disparition. Elle y précisait également que 40 % de la population mondiale serait touchée par la pénurie d’eau et qu’y accéder est pour elle une question « de vie ou de mort ».
► L’utilisation des outils connectés, une incidence sur l’empreinte carbone de ses utilisateurs
En 2024, le secteur du numérique a représenté en France 4,4 % de l’empreinte carbone nationale. À l’intérieur de celle-ci, la fabrication des équipements vient en tête des pollutions qu’il génère, suivi par les data centers.
En plus de consommer de l’électricité, l’usage d’un téléphone portable, d’un ordinateur ou de tout autre objet en ligne émet en effet du dioxyde de carbone. Ainsi, par suite de chaque requête effectuée sur un moteur de recherche, le réseau et plusieurs data centers sont sollicités. En 2019, Alex Wissner-Gross, chercheur à Harvard, a évalué à 20 mg de CO2 par seconde une visite sur un site traditionnel.
De la même façon, envoyer chaque jour un mail avec une pièce jointe ne dépassant pas 1 Mo représente, en fin d’année, une émission de CO2 de seize kilos, soit l’équivalent de presque 4 trajets aller-retour Paris-Marseille en TGV (gouvernement).
En 2020, l’UNCTAD (la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement) a calculé que, sur l’ensemble de leur vie, le poids des dioxydes de carbones rejetés lors l’utilisation des appareils connectés représentait :
- 545 kg pour un ordinateur de bureau ;
- 85 kg pour un ordinateur portable ;
- 20 kg pour une tablette ;
- 8 kg pour un smartphone.
Face à ces différents constats, une prise de conscience est née. Elle entraîne des changements de comportement importants. Avec un objectif : faire en sorte que le développement toujours croissant des outils connectés n’altère pas de façon irrémédiable notre milieu naturel.

La pollution numérique est à l’origine d’un combat politique et d’actions individuelles
Lutter contre ce type de dégradation de la nature nécessite la prise d’engagements que le pouvoir politique a mis en œuvre. Les actions en résultant se révéleraient cependant insuffisantes si un relais n’existait pas localement. Il est aujourd’hui au cœur d’initiatives nombreuses qui prouvent que les citoyens sont conscients que chaque action en ce sens peut participer à l’amélioration de la situation.
► Des interventions politiques pour limiter l’expansion de la pollution issue du boom numérique
Que ce soit au niveau international ou national, la classe politique tente de trouver des solutions face à l’explosion numérique et à ses conséquences sur l’environnement.
L’accord de Paris, une initiative internationale pour faire face à l’urgence climatique
En 1997, la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC) a mis en place le protocole de Kyoto, ratifié par la quasi-totalité des pays de la planète. Il a instauré les premiers objectifs sous contraintes de réduction des émissions émanant des pays développés.
En 2015 a ensuite été adopté l’accord de Paris, traité international obligeant juridiquement ses signataires à agir dans la lutte contre le changement climatique.
Le 20 janvier 2025, peu après son investiture, Donald Trump a fait savoir par un communiqué de la Maison-Blanche que les États-Unis se retireraient de cet accord en janvier 2026.
Au niveau national, de nombreuses réglementations ont également été votées, avec pour objectif d’obliger les citoyens à préserver la nature.
Les actions du gouvernement français pour endiguer la pollution issue d’internet
Le Haut comité pour le numérique écoresponsable (HCNE), mis en place en 2022, pilote la mise en œuvre de la feuille de route gouvernementale « Numérique et Environnement ». Cette dernière avait été publiée en février 2021, avec pour but de concilier le développement des usages des outils connectés avec la maîtrise de leur empreinte sur la nature.
Elle s’avère à l’origine de plusieurs textes, dont la loi « Anti-gaspillage et Économie circulaire » (AGEC) du 10 février 2020 et la loi Climat et résilience du 22 août 2021. Cette dernière a notamment mis en place une feuille de route de décarbonation de ce secteur, aux horizons 2030 et 2050.
La loi visant à réduire l’empreinte environnementale du numérique (REEN) du 15 novembre 2021 a en outre fixé plusieurs objectifs dont :
- faire prendre conscience de l’impact environnemental de ces nouvelles technologies ;
- limiter le renouvellement de ses appareils ;
- adopter des usages écologiques.
De plus, elle a initié une stratégie destinée à développer l’écoresponsabilité de ce secteur tout en proposant une offre compétitive plus sobre de ses produits.
À l’heure actuelle, le Code de l’environnement ne prévoit pas de dispositions spécifiques pour sanctionner le non-respect des règles visant à limiter la pollution numérique.
Les initiatives locales qui se multiplient prouvent en même temps qu’une large prise de conscience existe également.
► La promotion de gestes citoyens pour freiner l’envolée de la pollution numérique
La prise de conscience d’une dégradation environnementale croissante représente l’origine d’actions initiées par les pouvoirs publics et relayées par les particuliers.
La limitation d’achat de matériel et la sensibilisation à son recyclage quand il n’est plus utilisé
Les appareils électroniques en fin de vie représentent une importante source de déchets polluants. Au moment de s’en débarrasser, il est donc conseillé de les déposer dans des centres de recyclage spécialisés. Un rapport de l’ONU a notamment relevé en 2013 que 75 % des déchets électroniques échappaient aux filières légales d’un tel traitement des appareils en fin de vie.
Par ailleurs, Greenpeace recommande d’éviter d’acheter systématiquement des équipements neufs. Il recommande plutôt :
- de favoriser sa réparation quand il ne fonctionne plus ;
- de privilégier son acquisition d’occasion, « low-tech » ou reconditionné.
La promotion du recyclage et du réemploi des composants servant à fabriquer les serveurs apparaît en effet au centre des changements de comportements. Ainsi, l’entreprise OVHcloud, spécialiste européenne du Cloud créée en 1999, a adopté une politique en ce sens. Selon Grégory Lebourg, son directeur « environnement », elle évite chaque année l’émission de 17 000 tonnes de CO2, avec un taux de réemploi de composants des matériels fabriqués compris entre 25 et 36 %, ce qu’a également confirmé l’Ademe en mars 2024.
Enfin, à l’initiative de certaines villes, se déroule chaque année le Digital Cleanup Day. À cette occasion y est promue la réparation des équipements connectés obsolètes afin de prolonger leur durée de vie.
Au-delà de réflexes à acquérir quant à l’achat d’équipements, la prise de conscience touche également de plus en plus les modalités d’utilisation du matériel numérique possédé par chacun.

Les actions encouragées, en vue de réduire la forte consommation des outils connectés
20 % à 30 % de la consommation d’électricité des équipements informatiques pourraient être « raisonnablement économisées », soit environ 2,15 TWh par an en France. Ce total correspond aux besoins électriques annuels hors chauffage de près de 800 000 foyers. Il a par ailleurs été constaté que 75 % des dépenses d’énergie nécessaires au fonctionnement des appareils informatiques ont lieu en période d’inactivité (gouvernement).
Dès lors, de nombreuses communications concernant l’usage des outils connectés ont été mises en place. Elles prônent notamment :
- la favorisation de leur mode « veille », leur extinction en fin de journée ;
- le tri des mails, la suppression des spams et le désabonnement des newsletters inutiles ;
- la désinstallation des applications inutilisées ;
Certaines municipalités promeuvent également des actions en ce sens avec, par exemple, le cas de la piscine olympique de Saint-Denis et de 1 600 logements la jouxtant. Désormais, la chaleur générée par le fonctionnement de data centers hébergés par la ville permet de les chauffer entièrement.
Par ailleurs, à l’occasion du Digital Cleanup Day cité ci-dessus, les citoyens et les entreprises sont également invités à faire le tri dans leurs fichiers et appareils numériques. Avec un objectif : réduire leur empreinte carbone.
L’explosion d’internet et des communications en ligne a entraîné depuis près de trente ans des ventes exponentielles de smartphones et de matériels informatiques dans le monde entier. Leur fabrication accrue et l’utilisation qui en a découlé ont chaque jour un impact très lourd sur l’environnement. Alors, la pollution numérique : où en sommes-nous ? Les dégâts engendrés quotidiennement sont connus, mais rien ne semble pouvoir les arrêter. Cependant, au niveau international, national et local, la prise de conscience de la gravité de la situation pourrait cependant aider à les juguler. En ce sens, les pouvoirs publics seront très probablement amenés à intervenir de plus en plus pour corriger les comportements excessifs des consommateurs. Aidés par la multiplication des initiatives croissantes des citoyens, les effets destructeurs de la révolution de ce secteur sur la nature pourraient ainsi être freinés. S’il s’avère trop tôt pour savoir si cela suffira, contrôler les dérives consuméristes reste actuellement le seul moyen d’entretenir un espoir sur cette question cruciale.
Et vous ? Avez-vous mis en place des actions pour participer à la réduction de la pollution numérique ?
Hervé Brizay

