La Terre des mères, un webcomic écoféministe
Plongez dans la lecture de La Terre des mères, un webcomic écoféministe en accès libre. Découvrez un récit d’anticipation qui aborde le défi de la transition écologique sous ses conséquences psychologiques et sociales. Écoanxiété, questionnements de plus en plus pressants sur les normes de genre, le futur angoisse autant qu’il fait espérer. La bande dessinée La Terre des mères vous invite à une réflexion plus qu’à une réponse toute faite sur ces sujets essentiels. En tant qu’auteur, c’est un plaisir pour moi de vous présenter mon univers artistique et ma dernière œuvre.

Qui suis-je en tant qu’auteur-dessinateur ?
Je m’appelle Erwan Guillaud-Bachet, auteur-dessinateur et romancier, créateur de La Terre des mères, la bande-dessinée en ligne accessible gratuitement et proposée à prix libre que je vais vous présenter dans cet article. Je vis à proximité de Grenoble, dans la vallée du Grésivaudan, entre les montagnes de la Chartreuse et de Belledonne, où s’enracine également l’aventure de mon webcomic. Mon style d’auteur peut varier de l’humour satirique à des récits centrés sur la psychologie de mes personnages, comme ce sera le cas ici. J’essaie toujours d’apporter un contenu politique au travers de mes œuvres. Je propose des univers nuancés, dans lesquels j’aime confronter mon lectorat à des opinions divergentes, en incarnant mon propos dans des scénarios et des personnages que je m’efforce de sortir des stéréotypes.

Présentation de La Terre des mères
Webcomic original tant par son approche du thème de l’écologie que par son mode de diffusion, La Terre des mères vise à mettre en lumière des questionnements politiques écoféministes peu abordés.
► Le récit d’une transition sociale sous la pression environnementale
La Terre des mères est une bande dessinée qui s’intéresse aux bouleversements écologiques sous l’angle de ses impacts psychologiques et sociaux. Face au questionnement de comment devenir mère dans un monde à l’horizon si pesant, ou comment donner un espoir à une vie future, les femmes de cette fiction du vingt-deuxième siècle cherchent et expérimentent leurs solutions. Le jeune héros, Nathan, est quant à lui en quête de sa place d’homme dans une société désormais gouvernée par des femmes. Le récit de La Terre des mères est aussi le récit d’une transition, un pont entre le passé patriarcal et un futur à remodeler. C’est aussi l’histoire d’un traumatisme collectif et de sa possible guérison, et celle d’un espoir de renouer le lien entre les hommes et les femmes, tout autant que l’humain et son environnement. Face à des conditions climatiques et sociales difficiles, cette fiction politique place le lectorat face à ses propres choix et son propre rapport au pouvoir.
Le scénario de La Terre des mères peut être lu de multiples manières, loin de la dichotomie dystopie/utopie, il cherche à questionner, interroger, non pas à prescrire ou condamner. Ce monde futuriste ressemble au nôtre dans son imperfection, ses luttes, son inconstance, mais est également en rupture radicale sous bien des angles. C’est un monde qui peut de fait nous paraître aussi étrange que familier.

► La Terre des mères, une fiction écoféministe
Ce récit emprunte beaucoup à l’écoféminisme, une pensée politique qui tisse des ponts entre les différentes exploitations et dominations, celles des femmes, celles des animaux, de la nature, des autres humains dans leur ensemble, et a modelé ce monde futur dans ce qu’il a de meilleur comme de pire. C’est aussi le récit de plusieurs subversions, celle des rôles de genre, mais aussi des stéréotypes sur la maternité et la place des mères dans la société. Comme toute fiction d’anticipation, cette bande-dessinée parle autant du présent que d’un futur imaginé. Elle interroge le lecteur et la lectrice sur le défi que représente une société plus égalitaire, avec un partage des pouvoirs qui implique la perte de privilèges pour les uns, et des responsabilités nouvelles pour les autres.

► Un mode de diffusion et de rémunération équitable
Mon engagement se traduit également par le prix libre, qui est un tarif solidaire, qui s’adapte au revenu de chacune et chacun, et qui est un modèle commercial basé sur la confiance et l’acceptation mutuelle de l’échange financier. C’est un modèle de diffusion qui garantit mon indépendance, et en limitant fortement les intermédiaires, c’est un circuit de vente qui propose des prix plus justes et une meilleure rémunération des artistes. Lors des achats en librairie, une part infime (moins de dix pour cent) de la somme payée revient aux créateurs, si bien que plus d’un tiers des auteurs et dessinatrices ne peuvent pas vivre de leur travail, ne dépassant pas le seuil de pauvreté.
► Un style graphique original pour La Terre des mères
Pour la partie graphique de ce webcomic, elle a été réalisée, tout comme le travail d’écriture, intégralement grâce à des logiciels libres. La Terre des mères contient quarante-trois planches colorisées. La couleur tient une place importante, elle traduit les ambiances de ce monde en mutation, et le style très particulier de coloration vient de mon passé de peintre digital, avec notamment beaucoup de textures de brosse visibles dans les cases, ce qui crée un style peint assez expressif. Sur mon site d’auteur, je détaille comment je réalise une planche, avec des images qui marquent chaque étape.

Pour accéder à la lecture
Pour lire La Terre des mères, en savoir plus, ou encore m’écrire pour me faire part de vos retours, cela se passe sur mon site d’auteur. Le temps de lecture est estimé à quarante-cinq minutes environ, la navigation se fait par défilement vertical et est adaptée pour les écrans de résolution 16:9 et proche.
Pour résumer, La Terre des mères est donc un webcomic écoféministe qui saura vous intéresser si vous vous questionnez sur les rôles de genre, la transition écologique et ses impacts sociaux, ainsi que notre futur politique proche. C’est un récit nuancé et non prescriptif qui vous aidera à mieux éclairer les choix du présent.
En espérant vous en avoir donné l’envie, je vous souhaite avant tout une très bonne lecture !
Erwan Guillaud-Bachet

