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L’épuisement empathique : quand aider pèse

Vous travaillez dans un service d’aide à la personne ou bien vous êtes l’ami(e) à qui tout le monde se confie. Toute la journée, on vous raconte des problèmes, des frustrations, des peines de cœur,… Au début, vous écoutez attentivement en vous mettant à la place de ces personnes, mais quelques heures plus tard, vous n’avez plus d’énergie. Votre compassion est remplacée par de l’irritation et de la fatigue. C’est ce qu’on appelle l’épuisement empathique : quand aider pèse.

L’épuisement empathique : quand aider pèse - Le blog du hérisson

L’épuisement empathique, c’est quoi ?

L’épuisement empathique ou la fatigue émotionnelle représente la saturation émotionnelle d’une relation d’aide ou d’écoute entre un aidant et une personne qui souffre. De nombreux effets négatifs apparaissent alors chez l’aidant qui est victime de son excès d’empathie.

On retrouve le plus souvent ce syndrome chez le personnel soignant et les travailleurs sociaux.

Êtes-vous victime de cet épuisement ?

Ces différents signes d’épuisement empathique ont été définis par Martine Leblanc, travailleuse sociale au sein de la Direction Programme de la santé mentale et de dépendances :

  • Sentiment de surcharge, d’être vidé, d’avoir eu trop de contacts avec des personnes souffrantes.
  • Comportements de distanciation et d’évitement face aux autres.
  • Perte d’envie de comprendre et d’écouter l’autre dans sa souffrance.
  • Lassitude qui se manifeste par une perte de vitalité et de plaisir : se sentir fatigué, déconnecté, amer, désabusé.
  • Hypersensibilité, le sentiment de ne plus avoir de frontières protectrices.
  • Perte de sens au plan professionnel pour les soignants.

Si vous vous reconnaissez dans ces différents symptômes, vous êtes peut-être surchargé(e) émotionnellement. Toutefois, pas de panique, vous pouvez retrouver ce plaisir d’aider les autres.

L’épuisement empathique, ça s’épuise !

Voici ce que vous pouvez faire pour lutter contre cette surcharge émotionnelle :

  • Travailler sur le développement de sa reconnaissance envers les aspects positifs de la vie. 
  • Faire des exercices de respirations.
  • Rire et partager des moments conviviaux avec des proches.
  • S’efforcer de porter un regard bienveillant face à soi-même : accepter ses limites et ses fragilités.
  • Respecter les limites de notre rôle d’ami, de soignant, d’aidant,…
  • La question à se poser : quelle forme de réconfort puis-je offrir ici et maintenant, aussi minime soit-il ?

Si vous souffrez d’épuisement empathique, contacter un psychologue ou un autre professionnel de la santé mentale peut vous aider à lâcher prise.

L’épuisement empathique : quand aider pèse n’est pas une fatalité. Il est possible de retrouver un équilibre émotionnel en prenant soin de soi et en établissant des limites saines. N’oubliez pas : l’empathie est une force si on la place sous le concept d’équilibre !

Emma Morel

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