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La cité planaire, le « système » et le citoyen

Je vous invite à découvrir La cité planaire, un roman numérique en libre accès, qui vous propose une plongée au cœur d’un vécu commun, le sentiment d’impuissance qui naît de la lutte inégale entre le « système » et le citoyen. Derrière un humour satirique et caustique, La cité planaire explore le mythe de l’individu libre et autonome qui façonne la société à son image. Que reste-t-il de cet individu et de son libre arbitre dans nos sociétés modernes ?

La cité planaire, le « système » et le citoyen - Le blog du hérisson
©Erwan Guillaud-Bachet 2024

Quelques mots sur l’auteur

Je suis l’auteur de La cité planaire, roman que je vais vous présenter ici, mais également scénariste et dessinateur de la bande dessinée en ligne La Terre des mères. Ces œuvres sont l’aboutissement de quinze années de pratique artistique assidue, ce sont des fictions engagées, dans lesquelles je développe des situations propices à la réflexion, mais en laissant mes lecteurs et mes lectrices maîtres de leur interprétation et de leur analyse. J’aime en tant que lecteur qu’on me laisse réfléchir et qu’on ne le fasse pas à ma place, c’est ce que j’essaie de proposer dans mes œuvres. Dans le roman La cité planaire, j’utilise aussi beaucoup l’humour satirique, un humour que j’aime parce qu’il réconforte et soulage face à des réalités qui peuvent être pesantes.

Ma passion pour l’écriture, tout comme celle du dessin et de la peinture, répond à mon besoin d’expression et de contribution à la société, qui sont deux dimensions qui me tiennent à cœur. Ayant été soignant en maison de retraite médicalisée pendant de nombreuses années, j’ai été confronté à mon impuissance face à ces professions aussi essentielles que déconsidérées et j’ai développé la conscience que l’engagement politique était indispensable au soin, ne serait-ce que pour en obtenir les moyens. Pour moi, être un artiste engagé est donc aussi un prolongement du rôle de soignant que j’ai connu pendant cette période de ma vie.

Aux origines du roman La cité planaire

Derrière ce roman se cache un constat. Ne vous-êtes vous jamais insurgée, mise en colère, indignée de la façon dont notre société traitait tel ou tel sujet, organisait ceci ou cela ? N’avez-vous pas remarqué que vos amis, vos collègues de travail, vos voisins étaient tous unanimes sur le fait que notre société était imparfaite, souvent injuste, parfois de manière scandaleuse ? En vérité, s’il y a bien un sentiment partagé par tous les individus qui constituent notre société, celle dans laquelle nous vivons, celle que nous constituons, c’est à quel point elle ne ressemble pas à ce qu’elle devrait être. Je fais partie du lot, mes lecteurs aussi. Il semblerait bien que ce que l’individu veut, la société n’en a cure. Comment se fait-il que des sociétés gouvernées et constituées par des humains, destinées à être à leur service, comment se fait-il que ces monstres sociaux leur échappent totalement ? Y a-t-il vraiment des individus libres et autonomes parmi les gens qui nous entourent ?

Le récit d’une impuissance

La cité planaire est un roman qui parle d’une perplexité. Celle de nombreuses et nombreux citoyens à qui on a vendu le rêve d’une société occidentale démocratique, où l’individu roi peut s’exprimer, être entendu, choisir et décider pour lui-même. Pourtant cet individu n’est bien souvent le roi que d’une toute petite parcelle de terre, sa voix diluée dans un océan d’autres, et son pouvoir de décision cantonné aux détails de son quotidien immédiat.

Au travers d’une approche basée sur l’humour satirique, le récit de La cité planaire emmène le lecteur et la lectrice dans les méandres d’une quête : celle de reprendre le pouvoir sur l’organisation sociale qui gouverne nos vies. Et il nous questionne sur notre place d’individu dans l’immensité anonyme de nos cités, ou encore le contrôle que l’on peut raisonnablement avoir sur un état qui gouverne des millions d’humains. La cité planaire, c’est une ville immense, souvent impersonnelle, qui ne satisfait personne, mais qui nourrit tant bien que mal ses habitants. Dans une société indispensable aux humains autant que terriblement frustrante et tyrannique, c’est la plongée dans un paradoxe que propose le roman La cité planaire.

Une enquête et une lutte contre le « système »

La cité planaire raconte l’enquête d’une inspectrice un peu particulière, qui veut lutter contre le « système ». Ce mot valise, personne ne sait très exactement le définir, mais chacun sait à quoi il fait référence. Il fait référence à ce sur quoi nous n’avons plus prise, ce qui est décidé « d’en haut », au monstre social dont on ne parvient plus à savoir s’il nous nourrit et nous protège, ou s’il nous oppresse et nous détruit. Ce roman est atypique de différentes manières, l’une étant qu’il raconte un sentiment, le sentiment d’impuissance. Il parle également d’une lutte qui pourrait bien sembler éternelle, tant lui mettre un terme semble improbable. C’est aussi un vécu d’incompréhension face à ce « système », dont on ne cerne ni d’où il vient, ni comment il fonctionne. Et il est vrai qu’en la matière, chaque début de réponse semble apporter son nouveau lot de questions.

Un humour satirique pour décrire l’absurde

Une des conséquences de cette domination de la société sur l’individu, c’est que le monde qui nous entoure peut nous paraître absurde. Le sentiment d’absurdité naît volontiers quand on ne comprend pas le sens d’une norme ou d’un état de fait. Pourquoi est-ce ainsi ? Laissé sans réponse à cette question, j’ai choisi le rire pour faire fuir la peur ou la rage impuissante. Le monde n’est pas si absurde qu’il nous échappe, et le rire permet de redonner un peu de ce contrôle sur nos vies dont nous avons besoin.

Pour accéder à la lecture de La cité planaire

Pour accéder au roman numérique La cité planaire, je vous invite sur la page de mon site d’auteur. Le roman est téléchargeable gratuitement en plusieurs formats de fichier, qui peuvent être lus sur différents supports, dont les liseuses. Les formats PDF, Kindle et ePub sont supportés. Le roman La cité planaire est diffusé à prix libre, qui est un tarif solidaire qui s’adapte à vos revenus.

En quelques mots, La cité planaire est donc un roman numérique qui explore le sentiment d’impuissance, très largement partagé, qui émerge de la lutte entre le « système » et le citoyen. C’est une invitation à la réflexion sur ce qu’on appelle parfois le « système », et sur l’existence d’un individu libre et autonome au sein d’un tel monstre social. Libre d’accès et à prix libre, c’est un roman qui joue beaucoup sur un humour satirique, pour décrire et rendre supportable l’absurdité apparente de nos sociétés. Il ne me reste qu’à vous souhaiter une bonne lecture !

Erwan Guillaud-Bachet

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