Simplifier son Bullet Journal : 3 conseils

Simplifier son Bullet Journal, ce n’est pas une mince affaire. Vous connaissez sûrement déjà le concept, n’est-ce pas ? Il s’agit d’une méthode d’organisation inventée par Ryder Carroll pour rassembler tout dans le même carnet. Oui, tout : vos to-do lists, votre agenda, votre carnet de notes, vos post-its… Tout ce qui traîne. C’est une idée innovante, qui a séduit de nombreux internautes sur le web. On a tous vu pulluler sur nos réseaux des pages très belles, décorées, qui donnaient envie de commencer un bujo. Mais nous sommes nombreux également à nous être découragés par la suite, frustrés de ne pas arriver à un résultat parfait. Voici donc 3 conseils à mettre en application pour simplifier votre Bullet Journal. Vous pourrez ainsi vous réconcilier avec cette méthode d’organisation à la fois simple et ingénieuse.

Simplifier son Bullet Journal : 3 conseils - Le blog du hérisson
©Jan Kahánek

1. Se passer de l’aspect décoratif pour simplifier son organisation

Peut-être que vous aimez passer du temps sur l’aspect décoratif de votre carnet. Mais certains peuvent aussi se sentir découragés par le côté presque artistique que revêtent les plus jolies épingles de Bullet Journal sur Pinterest. N’avez-vous jamais eu l’impression d’avoir passé plus de temps à préparer la décoration de vos spreads qu’à vous organiser ? Il est possible d’optimiser un peu mieux son temps.

Il ne faut pas oublier pourtant que le Bullet Journal est censé vous simplifier la vie. D’ailleurs, les mises en pages utilisées par Ryder Carroll sont souvent très minimalistes. On en revient à la base de la base : un carnet et un simple crayon pour vous organiser.

Ainsi votre bujo pourra être une véritable Pensine pour vous (les fans d’Harry Potter, vous avez le droit de vous manifester dans les commentaires !). Sans rire, c’est aussi à cela que sert le Bullet Journal. Quand vous avez une idée en tête, elle peut parfois vous polluer et vous empêcher de vous concentrer sur ce qui est important. Alors dès que vous avez quelque chose en tête : attrapez votre stylo et créez une entrée dans votre daily ou au sein d’une collection. Si la déco de votre journal est plus minime, vous aurez moins de scrupules à ajouter toutes ces petites notes en vrac.

Si vous avez la sensation que les dessins, les washi, les couleurs de votre bujo vous polluent plus qu’autre chose et ne vous aident pas vraiment à clarifier vos pensées, peut-être qu’il faudrait songer à minimiser ou supprimer l’aspect décoratif temporairement. Rien n’est immuable. Vous pouvez tout à fait vous en passer pendant un temps. Si cela vous manque, vous pourrez ré-intégrer cette notion plus tard. Votre carnet vous appartient, ne vous mettez pas une quelconque pression à ce sujet. Il a seulement pour objectif de vous aider à rassembler vos idées.

Enfin, si vous ne pouvez pas vous en passer, il existe une option : réserver une page dédiée à cela. Par exemple une « Doodle page », sur laquelle vous pourrez laisser libre cours à votre créativité et imagination. Une autre option serait d’incorporer quelques éléments décoratifs lorsque vous avez un peu plus de temps, ou besoin de vous détendre, sans que ça redevienne l’élément central de vos dailies. Tout est une question de timing.

2. Simplifier son Bullet Journal : revenir aux bases

• Ne pas chercher à se conformer sur un modèle

Pour revenir à l’essentiel, vous pouvez aussi faire l’impasse sur d’autres aspects de la structure type d’un bullet journal. Bien sûr, si vous débutez, vous avez sûrement voulu suivre un modèle. Mais, par exemple, si l’habit tracker ne vous plait pas, que vous ne parvenez pas à le remplir, à vous y tenir, ou qu’il ne vous apporte rien, alors abandonnez-le. Ce n’est pas nécessaire de garder des éléments de frustration dans votre bujo. Encore une fois, il doit rester une aide et non pas une nouvelle source de charge mentale superflue.

Si vous sentez qu’un composant vous chagrine, n’hésitez pas à simplifier. Qu’est-ce qui a fait que vous souhaitiez vous essayer à la méthode du Bullet Journal à la base ? Quels sont les éléments importants ; ceux dont vous vous servez quotidiennement ? Et enfin à l’inverse, quelles sont les choses qui vous agacent ? Qu’est-ce qui ne fonctionne pas ? Faire des bilans régulièrement de cette manière vous permettra de faire le tri et d’adapter vos mises en pages pour les fois suivantes. Pourquoi ne pas essayer de faire ce petit check à chaque fin de mois ?

N’oublions pas : le bujo se veut flexible. Plus flexible qu’un agenda, mais plus complet qu’un carnet. C’est son principal atout, alors autant s’en servir. Cette souplesse vous permettra de trouver une organisation presque parfaite, au service de votre besoin. Encore une fois, mieux vaut tester différentes choses que de rester dans une impasse. Il sera toujours temps de faire machine arrière après.

• L’importance de l’index : revenir à l’essentiel

À l’inverse, parlons de quelque chose qui est souvent supprimé, alors qu’il est très utile. Exact, il est possible que vous n’utilisiez pas l’index, comme beaucoup d’adeptes du Bullet Journaling. Pourtant, c’est réellement un élément clé qui permet de mieux s’y retrouver dans ses notes. C’est aussi ce qui peut vous permettre de vous réconcilier avec l’ordre des pages.

En effet, c’est un souci que beaucoup rencontrent face au concept du bujo ; le côté un peu « fouillis ». Il est créé par le fait que l’on intègre des collections ou listes spécifiques parfois en plein milieu d’un mois, entre des dailies, etc. Mais l’index peut aider à compenser ce phénomène.

Si vous ne le remplissez pas systématiquement, dès la création d’un nouvel item, ce n’est pas très grave. Mais il peut être très bénéfique de revenir régulièrement l’actualiser. Une petite touche personnelle : vous pouvez aussi intégrer un code couleur dans l’index. Utilisez de grandes catégories. Cela pourrait ressembler à :

  • Bleu : agenda, planning
  • Rouge : Projet A
  • Vert : Listes et collections
  • Jaune : Projet B
  • Etc.

Il suffit ensuite de mettre une pastille de la couleur correspondante à chaque nouvelle entrée pour vous y retrouver plus rapidement dans votre index. Après, encore une fois, aucun élément n’est indispensable. Il existe de nombreux autres moyens de se repérer dans son Bullet Journal si l’index ne vous convient pas. On peut citer entre autres : utiliser des onglets pour créer des « intercalaires » dans votre carnet, séparer vos listes et collections dans un deuxième carnet à part entière (et ainsi adopter le concept du traveller notebook).

3. Reprendre des idées de spreads minimalistes qui simplifient la vie

Vous l’aurez compris, le mieux pour arriver à trouver son organisation idéale est de tester différentes mises en pages. Vous pouvez vous inspirer de nombreux contenus disponibles sur le web. Cependant, voici une petite sélection de spreads plus « simplistes » et « minimalistes » comparés à ce que l’on voit majoritairement sur la toile.

• La monthly sous forme de liste : 

La page monthly est souvent présentée sous forme de calendrier à cases. On lui consacre même parfois une double page décorative pour faire la séparation avec le mois précédent. La présentation sous forme de liste peut parfois simplifier les choses : une ligne par date. Elle est créée rapidement, reste synthétique, et peut même être couplée à votre habit tracker si vous n’avez pas beaucoup de choses à tracker.

• Intégrer les habits trackers dans une weekly 

Si vous vous apercevez que votre habit tracker est renseigné au début de chaque mois, puis que vous perdez l’habitude d’y retourner, il peut être parfois utile de l’intégrer directement dans votre vue de la semaine. En effet, si vous avez un spread sur deux pages pour votre semaine, vous ne pourrez pas louper l’encadré créé pour votre habit tracker, et penserez plus facilement à le remplir.

Brain dump ou monthly log :

Vous pouvez créer une page ou une double page consacrée au vide-cerveau. Ainsi, tout au long du mois, si vous avez des tâches à effectuer que vous ne voulez absolument pas oublier, vous pourrez l’intégrer directement à cette liste dédiée à l’allègement de votre flot de pensées. Si vous voulez hiérarchiser cette liste, rien n’empêche d’utiliser à nouveau un code couleur, ou bien de créer une master to-do list juste après qui vous permettra de « ranger » vos bullet points par catégorie. Cette méthode du vide-cerveau est très utile pour clarifier tout ce qu’on a à faire et aide à prioriser les tâches.

Ce ne sont que quelques exemples. À vous d’expérimenter et de réinventer votre manière de bujoter. Le tout dernier conseil serait donc le suivant : n’hésitez pas à oser suivre votre instinct. Dans le doute, vous pouvez consulter le site officiel de la méthode Bullet Journal pour revenir aux bases.

Et vous ? Avez-vous des astuces pour simplifier votre Bullet Journal ? Ou peut-être voudriez-vous savoir comment gagner du temps au quotidien ? En tout cas, bonne organisation à vous !

Béatrice Schirvel

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